La parole est aux speakers : Mireille Roches
Jusqu’au mois de mai 2026, retrouvez nos interviews de speakers pour mieux comprendre leur parcours et le sujet qu’ils ou elles aborderont lors de leur conférence !
La conférence
Les maux des motsÀ l’heure où la santé mentale entame une reconnaissance dans le domaine de la maladie, où les publicités sur le sujet prolifèrent sur nos écrans, il semble juste de préciser les nombreux freins intrinsèques à chacun•e pour appréhender sa propre santé mentale. Après 35 ans de travail au sein d’un établissement médico-social dans lequel j’étais extrêmement investie, mon équilibre salarial s’est effondré, au moment précis d’un changement de direction. Accepter de reconnaitre les signaux faibles n’est pas automatique, cependant dans le cas contraire il peut mener au burnout. Toute personne se convainc d’en posséder un certain savoir, que se passe-t-il derrière ces portes et comment les identifier ? Voyons ensemble comment se créer ses propres clés pour améliorer la qualité de vie et les conditions de travail (QVCT) et s’approprier, chacun•e, la part qui nous incombe. |
Bordeaux Ynov Campus 22/05/2026 11:15-11:35 |
Tu travailles dans le domaine médico-social : qu’est-ce qui t’a motivée à venir parler devant un panel de développeuses et développeurs ?
Plus exactement j’ai eu travaillé dans le domaine médico-social. En effet, si ce domaine en particulier se construit autour de la relation humaine, j’ai dû apprendre à mes dépens que l’empathie et la bienveillance ne sont pas un automatisme pour tout le monde. C’est justement cette expérience qui m’a donné envie d’aborder (ou de border) les maux des mots.
Quels leviers l’entreprise a-t-elle pour garantir la santé mentale de ses collaborateurs et collaboratrices ?
Je ne pense pas qu’une entreprise puisse, à elle seule, être garante de la santé mentale de ses collaborateurs et collaboratrices… En revanche, tout établissement possède des outils pour soutenir ses équipes, à commencer par la reconnaissance de la place de chacun, condition sine qua none à la cohésion des compétences, qui ne sont efficientes pour un projet que si elles constituent un ensemble.
D’après toi quel est le premier signal faible à savoir identifier chez soi ou chez ses collaborateurs et collaboratrices ?
La plupart du temps ces signaux faibles apparaissent discrètement au sein d’une conversation qui peut sembler anodine. N’avez-vous jamais eu un ressenti « étrange » que vous n’expliquez pas lors d’un échange avec un/une collègue ? Quelle a été votre réaction ? Avez-vous écouté/fait confiance à votre voix intérieure ?
Dans le cas où le choix est d’enfouir le ressentiment, nous avons un bel exemple de deux signaux faibles : l’un exprimé (le/la collègue), l’autre refoulé (l’interlocuteur/l’interlocutrice) !
Une conférence présentée par
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Mireille ROCHES |
MIreille a œuvré durant 30 ans dans le secteur du social et plus particulièrement auprès de l'enfance. Dans ce cadre elle a pu éprouver que communication et adaptation sont des éléments clés pour s'enrichir mutuellement de LA (au sens large du terme) rencontre. |